Je parle trop. Je sais. Vous voudriez que je me taise ? D’accord. Mais, regardez-les ! regardez comme elles piaffent d’impatience, mes histoires ! comme elles sont pressées d’aller conquérir le Monde ! les prétentieuses ! Même si, tels les oiseaux ou les papillons migrateurs, certaines d’entre elles, risquent de périr ou de se perdre en route. Je ne peux plus les arrêter. Il faut que j’ouvre les portes. Même celles de secours. Que je libère les vannes. Regardez ! regardez-les ! ailes déployées ou ventre à terre comme elles se carapatent ! comme elles se précipitent à l’aventure si ce n’est à l’abordage…

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